Le SSD tuera-t-il le disque dur ?

Plus d’un tiers des unités de stockage livrées en 2018 seront des modèles SSD et, en 2021, il s’en vendra plus que des disques durs.

Selon la toute dernière étude de Statista, société spécialisée dans la récolte de statistiques, plus d’un tiers des unités de stockage livrées en 2018 seront des modèles SSD (235 millions de SSD, contre 370 millions de disques durs) et, en 2021, il s’en vendra plus que des disques « mécaniques » (360 millions de SSD, contre 330 millions de disques durs). Pour rappel, un SSD est un support de stockage, tout comme un disque dur traditionnel, mais sans organes mécaniques (plateaux en forme de disque, têtes de lecture…).

Le SSD est constitué de puces mémoire, comme les clés USB et les cartes mémoire des appareils photo. L’avantage des SSD, c’est qu’ils sont plus rapides et plus réactifs que les disques durs. Et comme il n’y a pas de partie mécanique, ils sont également beaucoup plus résistants. En revanche, ils ont un coût nettement plus élevé : les SSD de 256 Go sont vendus au même prix que les disques durs de 3 To (environ 3 000 Go) ! Que ce soit pour les ordinateurs portables ou ceux de bureau, il n’est donc pas rare de croiser des machines accueillant à la fois un SSD et un disque dur mécanique. On logera sur le premier le système d’exploitation (Windows, par exemple), les applications et jeux les plus utilisés, tandis que le second sera dévolu au stockage simple (photos, vidéos, etc.).

Un coût au gigaoctet qui ne cesse de baisser

Les SSD n’ont eu de cesse de voir leurs débits grimper, avec plus de 3 Go/s pour les plus rapides, quand les disques durs classiques ont déjà du mal à dépasser les 200 Mo/s. Plus que la vitesse, c’est la faible latence — le temps de réaction — des SSD qui est intéressante, permettant de lancer en un éclair applications ou parties de jeu vidéo. Oui, mais voilà, l’augmentation de la vitesse est telle que, pour un usage domestique, il est difficile d’apprécier les écarts de performance entre les différents modèles. La technologie continue pourtant d’évoluer et les fabricants de mémoire Flash s’attellent à accroître la densité de leurs puces. L’enjeu est désormais, plus encore qu’avant, de réussir à réduire le coût de production — et, par incidence, de commercialisation —, de manière à pouvoir proposer des capacités toujours plus élevées tout en diminuant le prix au gigaoctet.

Cet article est tiré du numéro 2 du magazine Les Numériques, disponible en kiosque ou en téléchargement :